Etape 5: 62 km en 8h14'44 (d+ 1397 m)
Départ identique à la veille. Tranquille derrière avec Jean-Luc pendant les 1ers kilomètres.
Dès le bas du 1er col (col du Granier, que les coureurs du Tour de France vont grimper le vendredi 13 juillet) je place ma petite mine habituelle. Je reprends rapidement quelques coureurs puis entame l'ascension sans baisser l'allure. Juste quelques pas de marche dans les portions plus raides.
Petite info du jour: Benjamin va tenter l'étape en marche athlétique (discipline dans laquelle il a excellé plus jeune avec un titre de champion de France espoir, si mes infos sont bonnes). Son genou est très douloureux et son pied gauche enflé. Bon courage à lui, il reste plus de 110 km à parcourir en 2 jours.
Je monte à bonne allure jusqu'à rattrapper Monique Moros et Joël Richard que je n'avais encore jamais vu sur la course. Mon 1er reflexe est de lever le pied car même si je me sens bien, je fais peut-être une bêtise.... A peine 2 minutes et je reprends le rythme pour les passer. Au pire, ils me doubleront plus tard.
J'arrive en haut du col avec 50 m de retard sur Philippe Nogueira. Il va me lâcher dans la descente mais je le reprendrai dans la montée suivante. Au 2ème col, 2ème ravito et je suis 50 m devant. Même punition que dans la descente précédente et même résultat dans la montée suivante.... Je suis à quelques foulées de lui, juste avant de descendre vers Chambéry. Je le double finalement, il est fatigué et veut terminer tranquille. Il reste plus d'une 15aine de km et je me sens toujours très bien.
Le dernier ravito est situé au début de la piste cyclable qui nous envoie direct à Myans sur près de 10 km. Je suis toujours très bien et personne en vue, ni devant ni derrière. Je finis en profitant de ma belle forme, je savoure ... Je commence à apprécier le dénivelé et vais de plus en plus vite dans les descentes. Le corps semble désormais prêt à encaisser ce que je lui demande.